Extension de la constellation Galileo : deux satellites opérationnels de plus
Selon GIM International, les satellites SAT 33 et SAT 34 ont officiellement intégré la constellation Galileo après validation complète de leurs phases de test en orbite.

L'ajout porte la redondance, la résilience et l'autonomie opérationnelle du système européen. Pour les utilisateurs de récepteurs GNSS en topographie et en géomatique, cela se traduit par une géométrie satellite densifiée et une disponibilité de signal accrue, deux paramètres directement mesurables sur le terrain.
De la mise en orbite à l'entrée en service
Lancés en décembre 2025 depuis le port spatial européen de Kourou à bord d'un Ariane 6, les deux satellites ont bénéficié de l'injection orbitale la plus précise jamais réalisée pour une mission Galileo. La séparation a eu lieu environ quatre heures après le décollage, suivie de l'acquisition du signal et du déploiement des panneaux solaires. Les équipes du Centre de contrôle Galileo en Allemagne (GCC-D), sous la responsabilité de l'EUSPA, ont ensuite piloté la phase LEOP puis la recette en orbite. Charge utile de navigation, horloges atomiques, transpondeurs et fonctions de sécurité ont été configurés et validés. Les engins ont été manœuvrés jusqu'à leurs slots orbitaux nominaux, à 23 222 km d'altitude.
Calendrier opérationnel et suite du programme
L'EU Space Programme Security Accreditation Board a autorisé l'entrée en service de SAT 33 en mai 2026, puis celle de SAT 34 le 23 juillet 2026, bouclant le déploiement complet de la paire L14. Quatre satellites de première génération restent à lancer; la prochaine paire est prévue avant la fin d'année. À surveiller: impact mesurable sur le nombre moyen de satellites visibles à élévation utile (>15°) et sur la dilution de précision horizontale en milieu obstrué.
Contrainte de résilience, conséquence directe pour le terrain
Au Forum spatial européen 2026 à Bruxelles, la robustesse de Galileo face au brouillage et aux conflits a dominé les échanges, comme le rapporte Inside GNSS. Le ministre belge de la Défense Theo Francken a évoqué des indices crédibles de transmissions d'interférence GPS depuis l'orbite par des satellites militaires russes. Pour le topographe, la densification de la constellation offre une marge supplémentaire contre les coupures de signal en environnement dégradé, mais ne dispense pas de compenser les multitrajets, de calibrer régulièrement l'antenne et de vérifier la santé des récepteurs face à un spectre RF de plus en plus disputé.