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Texas State University et Leica Geosystems modernisent la formation en construction

Selon le service de presse de Texas State University (TXST), un partenariat avec Leica Geosystems — filiale d'Hexagon — vise à intégrer dans les cursus Construction Science and Management (CSM) et…

Texas State University et Leica Geosystems modernisent la formation en construction

Selon le service de presse de Texas State University (TXST), un partenariat avec Leica Geosystems — filiale d'Hexagon — vise à intégrer dans les cursus Construction Science and Management (CSM) et Concrete Industry Management (CIM) un parc complet de stations totales robotisées, de récepteurs GNSS, de scanners laser et de solutions d'implantation numérique. L'enjeu, pour la profession: aligner la formation initiale sur la chaîne instrumentale réellement déployée sur les chantiers d'envergure et en BET.

Périmètre technique et public visé

Le communiqué liste quatre familles d'instruments mises à disposition des étudiants: stations totales motorisées (suivi automatique de prisme, centrage forcé, compensation d'inclinaison), équipements GNSS de positionnement par satellite, scanners laser pour la capture de réalité et les nuages de points, chaînes d'implantation numériques interfacées avec les workflows BIM. Leica Geosystems y ajoute un transfert d'expertise métier et un accompagnement sur les protocoles d'acquisition et de contrôle qualité. Le dispositif concerne près de 1 100 étudiants de premier cycle répartis entre les deux programmes, dont les effectifs ont enregistré une croissance soutenue ces dernières années. Anthony Paturzo, vice-président et directeur général de la division GMAT Construction U.S. et Canada chez Leica Geosystems, résume la logique industrielle en indiquant vouloir combler le fossé entre la salle de classe et le chantier, avec à la clé des diplômés immédiatement opérationnels dès leur prise de poste.

Conséquences pour les cabinets et BET équipés

Ryan Penlerick, directeur des programmes CSM et CIM, rappelle que les méthodes topographiques classiques restent un socle de formation, mais que la pratique courante s'appuie désormais sur la motorisation, le GNSS, le balayage laser et l'intégration de positionnement numérique — chaîne aujourd'hui standard sur les chantiers d'envergure. L'effet de bord pour les professionnels du géopositionnement est mesurable: la cohorte entrante arrive avec une culture native des écosystèmes Leica/Hexagon, ce qui pèse sur les arbitrages de plateformes lors des recrutements, sur la durée d'amortissement des parcs existants et sur la pertinence des formations continues internes. Le partenariat voisin piloté par Nottingham Trent University (NTU) avec la Mining Remediation Authority — orienté cette fois vers la rénovation énergétique — confirme la tendance: les écoles s'adossent à des acteurs industriels pour professionnaliser leurs cursus.

Ce qu'il reste à vérifier côté matériel

Le communiqué de TXST ne précise ni les références exactes des stations totales, récepteurs GNSS et scanners fournis, ni le calendrier de déploiement par semestre, ni les conditions d'accompagnement — maintenance, mises à jour logicielles, formation des enseignants. Pour les revendeurs, intégrateurs et responsables formation côté Hexagon, ces éléments conditionnent la lecture d'un éventuel effet de marché sur le segment formation initiale et l'opportunité d'aligner leur offre commerciale et pédagogique sur le socle déjà intégré à TXST.