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TrustPoint, NovAtel demonstrate C-band PNT through GNSS interference

'après Military Aerospace, TrustPoint et NovAtel (Hexagon) ont démontré l'acquisition et le suivi de signaux PNT en bande C en présence de brouillage GNSS, à l'aide d'un récepteur NovAtel renforcé.

TrustPoint, NovAtel demonstrate C-band PNT through GNSS interference

Le test, financé par la marine américaine, valide l'usage d'une source de navigation alternative au GPS conventionnel.

Une chaîne LEO–C‑bande face au brouillage

Le démonstrateur s'appuie sur des satellites en orbite basse transmettant des signaux PNT en bande C, captés par un récepteur NovAtel modifié. Selon les deux sociétés, le récepteur a acquis et suivi ces signaux tout en produisant une position pendant la phase de brouillage GNSS. L'intérêt opérationnel est direct: disposer d'une source de radionavigation découplée du spectre L exploité par GPS et les constellations classiques réduit la surface d'attaque face aux interférences intentionnelles ou environnementales.

Le contrat relève d'un SBIR Phase II piloté par le Naval Air Warfare Center Aircraft Division. TrustPoint avait déjà démontré en 2025 une transmission ciel réel et une réception temps réel d'un signal PNT en bande C. En mai, SpaceWERX avait attribué 4 millions de dollars à TrustPoint pour un système PNT GPS‑indépendant de bout en bout, sur quatre satellites et quatre stations sol.

Les inconnues qui pèsent sur l'évaluation

Ni la fréquence, ni la bande passante, ni la puissance du signal C‑bande n'ont été communiquées. Les caractéristiques et le niveau du brouillage injecté ne sont pas non plus publics. La précision de positionnement obtenue pendant l'essai n'est pas divulguée. Sans ces paramètres, toute comparaison de performance avec un récepteur GNSS multibande L reste indicative.

L'évaluation pratique dépendra in fine de la marge de liaison effective, du comportement de l'antenne face aux trajets multiples, et de l'implémentation du filtrage dans le firmware NovAtel. Tant que ces données ne sont pas publiées, le résultat reste une preuve de faisabilité d'architecture, pas une spécification de précision.

Ce qu'il reste à vérifier sur le terrain

Pour les professionnels de la topographie et de la géolocalisation, trois points conditionnent l'adoption. D'abord, la disponibilité opérationnelle de la constellation LEO TrustPoint — nombre de satellites visibles simultanément et géométrie associée. Ensuite, la compatibilité avec les récepteurs existants: l'ajout de la bande C impose une chaîne RF dédiée, avec son corollaire de calibration et de contrôle qualité en atelier. Enfin, la traçabilité métrologique: sans protocole de test public et sans valeurs chiffrées, l'intégration dans une chaîne de détermination topographique reste hypothétique.