Topcon et Proceq unissent leurs forces pour géoréférencer les structures souterraines
Selon Geo Week News, Topcon Positioning Systems a officialisé, en marge d'INTERGEO 2026 à Munich, une collaboration stratégique avec Proceq (Screening Eagle): les radars à pénétration de sol (GPR) du…

Selon Geo Week News, Topcon Positioning Systems a officialisé, en marge d'INTERGEO 2026 à Munich, une collaboration stratégique avec Proceq (Screening Eagle): les radars à pénétration de sol (GPR) du fabricant suisse se connectent désormais directement aux récepteurs GNSS haute précision de Topcon, afin de géoréférencer les structures souterraines sur les chantiers d'infrastructure. Neil Vancans, directeur des ventes Geomatics chez Topcon, résume l'enjeu: « Les professionnels du secteur recherchent des technologies flexibles qui s'intègrent à leurs processus existants. Topcon répond à ce besoin par des intégrations ouvertes, une compatibilité multi-plateformes et des flux connectés. » Pour le géomètre, l'intérêt opérationnel est de limiter les opérations de post-traitement entre la trace radar et la position topographique.
Conséquences techniques sur le terrain
L'intégration vise à coupler la coupe verticale du radar à une position centimétrique fournie par le récepteur GNSS en RTK ou PPK. La précision finale reste tributaire de la qualité du signal: constellation disponible, masquage, multipath en environnement urbain ou à proximité d'armatures métalliques. Tant que le décalage entre le centre de phase de l'antenne GNSS et le plan de référence du GPR n'est pas mesuré et compensé, la coordonnée publiée reste approximative. Le communiqué Topcon ne documente pas, à ce stade, la procédure de calibration matérielle associée.
Topcon élargit simultanément sa gamme avec deux récepteurs, le HiPer S1 et le HiPer V1. Compatibles avec l'ensemble des constellations majeures, ils fonctionnent en rover réseau (Topnet Live), en connexion LongLink, ou en base-rover, et s'intègrent en mode Hybrid Positioning avec une station totale robotisée. Le logiciel MAGNET Field and Office 2026 renforce la connectivité terrain-bureau. Delta Watch, plate-forme cloud développée avec Amberg Infra 7D sur la base de GEOvis, centralise les données de surveillance (stations totales, GNSS, capteurs géotechniques) et applique un ajustement par moindres carrés.
Points à vérifier avant déploiement
Trois contrôles avant de valider l'intégration sur un chantier opérationnel. D'abord, l'indice IP et la tenue mécanique du couplage physique entre l'antenne GPR et le récepteur GNSS: un chantier d'infrastructure impose une protection contre la poussière et l'humidité rarement exigée en laboratoire. Ensuite, la compatibilité effective avec MAGNET 2026: Topcon revendique un écosystème ouvert, mais le détail des formats d'échange (LandXML, CSV, propriétaire) n'apparaît pas dans le communiqué. Enfin, la cohérence du système de coordonnées: un GPR géoréférencé en ETRS89 n'a de valeur pour un maître d'ouvrage travaillant en Lambert-93 qu'après transformation explicite, faute de quoi la couche livrée sera rejetée lors de l'intégration SIG.
Le mouvement de fond dépasse Topcon. Selon FARO INSIGHT, le scanner Focus i.1 X intègre un récepteur GNSS/RTK montable et une portée de 400 mètres pour le géoréférencement direct des nuages de points. D'après DroneDJ, Emesent a ouvert l'export automatique de ses scanners SLAM GX1 et Hovermap STX vers Trimble Connect et Business Center, avec module RTK/PPK pour positionnement centimétrique. Trois constructeurs, trois pipelines de données: la convergence marketing autour du géoréférencement direct ne signifie pas interopérabilité native.